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Ce que j'ai appris quand la danse a perdu son humour...





La bienveillance, un mot galvaudé ?


J’entends, je lis, ce mot presque partout. Il est devenu une sorte de garantie, un label que l’on accole aux ateliers comme une promesse. Pourtant, à mes yeux, la bienveillance ne se décrète pas. Elle ne se pose pas sur un espace comme un décor.

Elle est mouvement.

Elle naît d’abord à l’intérieur.


Dans ma pratique de Danse Art-Thérapie — une approche de danse libre et intuitive — je ne cherche pas à « être bienveillante » comme on appliquerait une méthode. Cela me serait difficile, d’ailleurs. Je cherche à être dans une qualité de présence qui, je l’espère, permet à chacun de se sentir accueilli tel qu’il est, exactement là où il en est.


Pour moi, la bienveillance prend forme dans l’écoute fine de ce qui se vit et se dit. Dans le respect de chaque besoin, de chaque parole, sans jugement. Bien sûr, le mental, lui, juge. C’est sa nature. Alors, je ne fais pas semblant qu’il n’existe pas. Je l’accueille aussi, sans le nourrir, en invitant à laisser faire sans s’y accrocher.

C’est une présence légère, sans rien omettre de la profondeur de ces espaces dansés.


Pourquoi est-ce si important d’en parler ?


Parce que j’ai conscience de ce qui peut retenir avant de franchir le pas. Je sais la crainte du regard de l’autre, la peur de « ne pas savoir danser », d’être « trop dans la tête », de ne pas avoir « le bon corps ». La méfiance, parfois, envers un professionnel que l’on ne connaît pas encore.

Je le comprends. C’est humain.


Et c’est justement pour cela que la bienveillance est, pour moi, un premier mouvement. Elle ne se théorise pas. Elle se goûte, au fil de la pratique. Peu à peu, quelque chose se dépose. Une nouvelle perception de soi s’installe, parce que tout ce qui émerge est accueilli. Cela laisse le temps. Cela laisse le choix. La simple mise en conscience est déjà un pas immense.


Et puis, il y a cette part essentielle : le jeu


Ces espaces sont à la fois sérieux et joyeux. Oui, les émotions peuvent émerger. Elles ne sont jamais volées. Elles arrivent comme des messagères, et je les accompagne avec la même présence que celle que j’offre à un mouvement joyeux.


Une leçon venue d'ailleurs 


Je me souviens de mon parcours en danse africaine. J’y ai longtemps puisé une joie profonde, une libération (et encore maintenant). Jusqu’au jour où, dans un cours, l’ambiance a changé. Un climat de "compétition" s’est installé, une pression de la performance, sans doute inconsciente chez le professeur, alors que cette activité était pour moi, une célébration de l’énergie et de la joie. J’ai senti mon humour s’étioler, moi si joyeuse de tempérament.


Cette expérience m’a rappelé une évidence : oui la danse guérit ou libère. Pour autant, il importe la qualité du lien, la sécurité du contenant, la liberté d’y être pleinement soi.

Alors, aujourd’hui, quand je vous invite à danser, je vous invite à goûter à cette qualité de présence.


Une danse silencieuse entre nous


La bienveillance, durant mes ateliers, est une danse silencieuse entre nous. Un mouvement qui commence en moi, pour que vous puissiez, en toute confiance, laisser le vôtre s’exprimer.


Alors venez avec ce que vous êtes.

Le premier pas est toujours un mouvement comme un autre.


PS : Si ce texte résonne en vous, je serai heureuse de vous accueillir dans mes ateliers à Lyon ou dans l'Ouest lyonnais. Les prochaines dates sont sur mon site.


Je vous souhaite une chaleureuse résonance avec ce texte.


Avec toute ma présence,


Alexandra Ayenou

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Crédits Photos : Alexandra Ayenou - Yoann Binsinger - Estelle Bonin - ,

Maëva Fleret - Valérie Galeno-Delogu - Janhvi Pananchikal  -

Anne-Marie Triolle

Création Art-Photo par © Alexandra Ayenou

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